Dans son ouvrage Personne et Acte (1969), Karol Wojtyła étudie la personne humaine à partir de ses structures profondes d’autopossession et d’automaîtrise. Les passions, liées à la fois au psychisme et à la corporéité, ont à être intégrées dans le sujet personnel, eu égard à sa transcendance de nature morale. Le moment de la vérité concernant le bien est témoin de cette transcendance, comme une puissance normative incontournable. Il s’avère nécessaire d’employer les vertus comme des moyens d’intégration, dans un cheminement soutenu par la grâce.